Face à un problème d’une telle ampleur, il est nécessaire d’adopter une approche concertée à l’échelle du secteur et de la part des consommateurs. L’élimination et le remplacement à terme des substances chimiques dangereuses constituent bien sûr l’objectif final, mais, dans l’intervalle, des mesures doivent être prises pour réduire notre exposition à ces substances.
L’industrie pharmaceutique est confrontée à des problèmes similaires en matière d’effluents d’eaux usées, et il serait souhaitable que des mesures analogues soient mises en œuvre concernant les perturbateurs endocriniens dans tous les secteurs.
Des programmes de reprise et d’élimination, des médicaments écologiques, des labels écologiques sur les emballages, la prescription obligatoire de médicaments à fort impact environnemental et des actions de sensibilisation sont mis en place pour lutter contre ce problème.
Du point de vue des consommateurs, la sensibilisation à ces substances chimiques dangereuses constitue l’un des outils les plus efficaces pour lutter contre ce problème. Heureusement, ces informations sont de plus en plus largement diffusées auprès du grand public, et certaines entreprises proposent désormais des produits exempts de perturbateurs endocriniens dangereux.
En matière de traitement des eaux usées, les entreprises doivent prendre la réglementation comme point de départ et rechercher d’autres solutions pour réduire la quantité de micropolluants rejetés dans l’environnement. Il est rassurant de constater que cette question est soulevée par les décideurs politiques, ce qui la place clairement à l’ordre du jour politique.
Les effets des perturbateurs endocriniens sur notre organisme et sur l’environnement pourraient être extrêmement néfastes, et le traitement des eaux usées doit s’inscrire dans le cadre d’un effort à l’échelle de l’ensemble du secteur visant à lutter contre ce problème.